Compteur d'occurrences d'un mot
Collez un texte, tapez un mot : le nombre d'occurrences, la densité, les statistiques du texte et les quinze mots les plus fréquents. Rien n'est envoyé nulle part.
L'outil
Compteur d'occurrences d'un mot dans un texte
Les quinze mots les plus fréquents
Compter un mot entier, une chaîne ou une forme exacte
Mot entier, sans accents ni casse. Le mode par défaut, et celui qu’on veut dans neuf cas sur dix. « Gestion » trouve « Gestion », « gestion » et « gestión », mais pas « gestionnaire ». C’est ce qu’il faut pour mesurer la présence d’un terme dans un devoir, un mémoire ou une page web.
N’importe où dans le texte. Compte la chaîne de caractères même à l’intérieur d’un mot : « gestion » trouve alors aussi « gestionnaire » et « autogestion ». Utile pour repérer une racine ou un radical, trompeur si on cherche un mot précis.
À la lettre près. Respecte la casse et les accents. C’est le mode à utiliser pour vérifier une graphie, retrouver un nom propre ou contrôler l’emploi d’un sigle en majuscules.
À quoi ça sert
Quatre usages concrets pour un étudiant
Vérifier une contrainte de longueur. Un dossier de candidature limité à 1 500 signes espaces comprises, une lettre de motivation à 300 mots, un résumé à 10 lignes : le compteur donne les trois mesures en même temps, et le compte de caractères sans espaces, qui est parfois celui qui est demandé.
Repérer ses tics d’écriture. La liste des quinze mots les plus fréquents, une fois les mots-outils retirés, fait apparaître ce qu’on répète sans s’en rendre compte. Sur une lettre de motivation, voir « entreprise » sept fois et « je » douze fois est une information utile avant l’envoi.
Mesurer une densité. Le rapport entre le nombre d’occurrences d’un mot et le nombre total de mots donne la densité, exprimée en pourcentage. C’est la mesure qu’on utilise pour vérifier qu’un texte traite bien de son sujet sans le marteler.
Estimer un temps de lecture à voix haute. Le calcul part d’un débit d’environ 150 mots par minute, celui d’un oral posé. Pour une soutenance de dix minutes, ça donne l’ordre de grandeur du texte à préparer — autour de 1 500 mots, pas davantage.
Une occurrence n'est pas une information. C'est le rapport entre ce nombre et la longueur du texte qui en devient une. Un mot répété douze fois dans un texte de deux cents mots occupe 6 % de l’écrit : c’est énorme, et ça s’entend à la lecture. Le même mot répété douze fois dans un mémoire de dix mille mots représente 0,12 % : c’est indétectable. C’est pourquoi le compteur affiche la densité en même temps que le nombre brut — sans elle, le chiffre ne se compare à rien. Sur un texte destiné à être lu par un correcteur, une densité supérieure à 2 % sur un mot plein commence à se remarquer ; au-delà de 3 %, elle donne une impression de pauvreté lexicale même quand le fond est bon. Sur un texte court comme une lettre de motivation, l’effet est amplifié : trois occurrences du mot « entreprise » dans un paragraphe de cent mots suffisent à alourdir l’ensemble. Le remède n’est pas de supprimer les répétitions au hasard, mais de repérer celles qui portent sur un mot vide de sens dans le contexte. Un rapport de gestion peut répéter « marge » quinze fois sans gêner personne : c’est son sujet. Le même rapport qui répète « important » quinze fois a un problème.

Ce que le nombre d'occurrences dit d'un texte

Les autres mesures
Caractères, mots, phrases : laquelle vous demande-t-on
Les consignes de longueur ne parlent jamais de la même chose, et confondre deux unités fait rater un dépôt. Les signes espaces comprises sont l’unité des dossiers de candidature et des plateformes d’inscription : c’est la mesure la plus stricte, et elle inclut les retours à la ligne. Les signes hors espaces servent surtout dans l’édition. Les mots sont l’unité des travaux universitaires et des consignes de rédaction. Les pages, enfin, ne veulent rien dire sans la police et l’interligne, et une consigne exprimée en pages s’accompagne presque toujours d’une précision de mise en forme.
Ordre de grandeur utile : un feuillet standard de 1 500 signes espaces comprises correspond à environ 250 mots. Une consigne de « deux pages » en corps 11 avec interligne simple représente donc à peu près 900 à 1 000 mots. Le compteur affiche les quatre mesures ensemble, ce qui évite d’avoir à convertir.

Calibrer un texte qui sera dit à voix haute
À l’oral, le débit d’une personne posée tourne autour de 150 mots par minute — nettement moins vite qu’on ne l’imagine en relisant son texte dans sa tête. Une soutenance de dix minutes représente donc environ 1 500 mots, pas davantage. Ceux qui préparent 2 500 mots pour dix minutes se retrouvent à accélérer, à sauter des passages, et à terminer en apnée.
Le compteur donne cette estimation directement à partir du texte collé. Deux précautions pour qu’elle reste juste : compter les silences, qui prennent du temps et qu’on n’écrit pas, et retirer ce qui sera montré plutôt que dit. Un chiffre projeté ne se lit pas à voix haute, il se commente — et le commentaire est plus court que le chiffre.

Confidentialité
Ce que devient le texte que vous collez
Rien. Le comptage s’exécute entièrement dans votre navigateur : le texte n’est pas envoyé au serveur, pas enregistré, pas transmis, et il disparaît à la fermeture de l’onglet. C’est la raison pour laquelle l’outil fonctionne aussi vite, et c’est aussi ce qui permet d’y coller un mémoire, une lettre de motivation ou un rapport de stage sans se poser de question.
La contrepartie est qu’il n’y a pas d’historique : un résultat qu’on veut garder se recopie. C’est un choix assumé — il n’existe aucune raison technique de conserver le texte d’un visiteur pour compter des mots, et une base de données de textes collés est exactement le genre de chose qu’il vaut mieux ne pas avoir.
La lettre de motivation. Comptez le nombre d’occurrences de « je » et celui de « vous ». Un rapport très déséquilibré en faveur du premier signale une lettre centrée sur soi, ce qui est exactement le reproche que font les jurys. L’équilibre idéal n’existe pas, mais un texte où l’établissement n’apparaît jamais en sujet pose un problème. Le rapport de stage. Comptez les occurrences du nom de l’entreprise. Au-delà d’une quinzaine dans un document de trente pages, le rapport bascule dans la présentation d’entreprise, alors qu’on attend une analyse de mission. C’est le déséquilibre le plus fréquemment sanctionné. Le mémoire. Comptez les mots du sujet annoncé dans le titre. S’ils n’apparaissent pas dans l’introduction et dans la conclusion, le texte a dérivé en cours de route. C’est un contrôle grossier, et il révèle beaucoup. Le texte oral. Comptez les mots totaux et divisez par 150 pour obtenir la durée en minutes. C’est le seul moyen fiable de savoir si un texte tient dans le temps imparti, et il évite l’accélération du dernier tiers que tous les jurys reconnaissent.

Quatre exercices où le comptage change le texte

Ce qu'un chiffre ne dira jamais d'un texte
Un texte peut être parfaitement calibré, sans aucune répétition, et rester mauvais. Le comptage mesure la forme, pas le propos : il ne détecte ni un raisonnement bancal, ni un exemple qui ne prouve rien, ni une conclusion qui ne découle pas de ce qui précède. Il est utile en dernière relecture, quand le fond est arrêté — jamais comme méthode d’écriture.
Un dernier repère, souvent demandé : ce que vaut un texte « bien écrit » en chiffres. Rien de très spectaculaire — des phrases de quinze à vingt-cinq mots en moyenne, peu de propositions enchâssées, et un vocabulaire varié sans être rare. Les textes qui fatiguent à la lecture ont presque toujours des phrases de plus de trente-cinq mots ou une ponctuation absente sur plusieurs lignes. Ce sont deux choses qui se voient immédiatement sur le compteur, et qui se corrigent en coupant plutôt qu’en réécrivant.
L’usage inverse est d’ailleurs contre-productif : écrire en visant une densité de mots produit des textes qui sonnent faux, exactement comme les pages web construites autour d’une expression répétée. Un correcteur humain le repère immédiatement, et les lecteurs aussi. Le bon ordre reste : écrire, laisser reposer, relire, puis vérifier la forme.
